bise n. f.
les citations
usuel
1. Allier (surtout Bocage), Ardennes, Lorraine, Bourgogne, Franche-Comté, Haute-Savoie, Savoie, Ain, Loire (Poncins), Isère, Drôme, Hautes-Alpes, Ardèche, Cantal, Puy-de-Dôme, Creuse, Landes (spor.)〉 "vent qui souffle du Nord ou du Nord-Est et amène le froid". Synon. (dans le Sud-Est ou par référence au Sud-Est) mistral. Anton. région. vent*, vent* d’Allemagne/des Allemands. – Un bon soleil et un peu de bise pour qu’il ne fasse pas trop chaud (B. Clavel, L’Espagnol, 1968 [1959], 270). Les rafales de la bise (A. Besson, La Marie-des-Bois, 1978, 228). Bise acariâtre (P. Gaxotte, Mon Village et moi, 1968, 217), bise glaciale (L.-A. Gauthier, Les Fidarchaux de Cabrefontaine, 1978, 99), bise glacée (A. Mante, Le Temps s’élève, 1995, 206). Tant que cette garce de bise tirera*, risque pas de pleuvoir (GononPoncins 1984). Légère bise (Cl. Fourneyron, Les Rêves bleus, 1993, 193). La bise gonfle et fait battre le linge sur le fil rouillé (D. Poncet, Les Pentes fabuleuses, 1999, 37).
1. Mon jardin se pâme sous la sécheresse, mes carottes sont cuites par le soleil. L’évêque a ordonné des prières pour la pluie. Alors, le curé dauphinois est monté en chaire et a dit : « Mes frères, obéissons à Monseigneur. Prions Dieu de toutes nos âmes. Mais, tant que la bise soufflera, il ne faut rien espérer. » (Lettre du Président E. Herriot, 16 juillet 1942, dans M.-É. Grancher, Au temps des pruneaux, 1946, encart entre les pages 108 et 109.)
2. […] on a vu la neige, mardi, vers neuf heures du matin. Depuis, le ciel est devenu plus pur, et quand un peu de bise souffle, l’air coupe comme un fil. (H. Bosco, Le Mas Théotime, 1945, 342-343.)
3. Il nous arrivait certes de pleurer de froid […] lorsque la bise glaciale et le froid très vif mordaient nos tempes de leur pression douloureuse, mais nous savions qu’au bout de la route il y avait la maison accueillante et chaude […] ! (M. Sauvage, « Les Travaux & les jours dans les Vosges Saônoises », Barbizier. Bulletin de Folklore comtois, n°9, n. s., 1980, 52.)
4. Par une froide après-midi de fin novembre, une de ces après-midi qui annoncent l’hiver, ma mère m’avait mené* avec elle ramasser des châtaignes. La petite bise aigre qui soufflait nous engourdissait les doigts […]. (G. Thévenot, Une vie de Creusois, 1996 [1981], 146.)
5. Dieu, qu’il faisait froid, l’hiver[,] à la grange ! La bise, en pénétrant par les fissures, apportait de petites congères de neige glacée, qu’il fallait jeter en bas du tas avec le foin. (J. Boichard, Quand le village marchait en sabots, 1989, 74.)
6. Heureusement, le vignoble haut-savoyard est protégé des morsures de la bise, et de vents plus locaux comme le joran, par la barrière jurassienne […]. (Gilbert & Gaillard, Les Vins de Savoie, 1991, 24.)
7. Ce matin-là, les prunelliers habillaient de blanc les bouchures* mais la bise rappelait à la voyageuse que le mois d’avril restait fidèle à sa réputation : « En avril ne te découvre pas d’un fil ! » (S. Lavisse-Serre, Les Locatiers de Beauvoir, 1998, 139.)
8. Une bise soutenue annonçait un hiver rude. La terre gelait à pierre fendre. (É. Méallet, Les Quatre Chemins, 1998, 99.)
9. Le vent soufflait ce jour-là, une méchante bise mordante qui faisait pleurer mes yeux, mais pour rien au monde, je n’aurais voulu rentrer à la maison […]. (É. Fischer, Les Pommes seront fameuses cette année, 2000, 171.)
— En alternance avec vent du nord.
10. meteo. Samedi. Temps froid avec de la bise et du mistral en vallée du Rhône. […] Dimanche. Du soleil mais toujours froid avec persistance du vent du nord et du mistral. (Le Progrès, 18 novembre 1999, 32.)
— Dans une comparaison.
11. Calme, placide, guilleret au possible, si quelque mouche le piquait, il devenait orageux, méchant, diabolique. En ce cas et dans le feu de l’action, le sabbat pouvait durer une semaine ou plus. Achille pratiquait comme la bise : ou bien il capitulait au bout de trois jours ou bien il brûlait de plus en plus. (Cl. Fourneyron, Quel Temps faisait-il en Auvergne ?, 1991, 42.)
□ Dans un commentaire métalinguistique incident.
12. – Le beau temps, c’est le vent du Nord, la bise, ils vous diraient le mistral, mais c’est tout kif-kif. (Témoin né en 1895, dans J.-Cl. Bouvier, La Mémoire partagée, Lus-la-Croix-Haute (Drôme), 1980, 33.)
V. encore ici ex. 23 ; s.v. burle, ex. 9.
— Par oppos. à vent*. C’est pas la bise, c’est le vent* (Témoignage recueilli à Ronchamp [Haute-Saône], par J.-P. Chambon, le 30 mars 1984).
13. « La bise va tourner, demain ce sera le vent* », disait un ouvrier agricole qu’on appelait « Météo » parce qu’il prédisait toujours le temps. (Th. Bresson, Le Vent feuillaret. Une enfance ardéchoise, 1980, 181.)
— Dans le syntagme bise du Nord.
14. Près d’un préau exposé à tous vents, et Dieu sait combien la bise du Nord était froide, s’ouvrait un souterrain que nous n’avions jamais fini d’explorer, manquant sans doute de témérité… (A. Toureille, Petite Chronique d’anicroche, 1991, 18.)
V. encore s.v. vent, ex. 2.
Loc. verb.
Franche-Comté être à la bise "être poussé par le vent du Nord ou du Nord-Est (de la fumée)".
15. En Comté, c’est le vent du beau temps qui souffle du Nord-Est. Quand la bise souffle et pousse la fumée, on dit : « Il veut* faire beau, les cheminées sont à la bise ». (R. Bichet, Contes de Mondon et d’autres villages comtois, 1975, 166.)
Ardèche il fait bise "il souffle un vent froid". Synon. région. la bise tire*. – Il fait bise. Les petites vont attraper froid (MazaMariac 1992).
Drôme bise folle loc. nom. f. "vent qui souffle de l’Est". La bise folle, c’est un vent très fort et très froid (FréchetDrôme 1997).
□ Avec un commentaire métalinguistique incident.
16. – […] Et puis il y a un autre vent qui vient d’ailleurs, non ? Il n’y a pas d’autre vent ?
– Ah ben c’est-à-dire il y a l’Est aussi. Alors ça c’est une bise folle ça qu’on appelle. (Témoin homme, né en 1895, dans J.-Cl. Bouvier, La Mémoire partagée, Lus-la-Croix-Haute (Drôme), 1980, 33.)
bise noire Saône-et-Loire (Charolais) "vent qui apporte la neige" (TavBourg 1991) ; Ain, Franche-Comté (spor.)〉 "vent qui souffle du Nord ou du Nord-Est par temps couvert" (v. R. Bichet, Contes de Mondon, 1975, 166) ; Jura "vent du Nord pendant la lune rousse" (RobezMorez 1995) ; Haute-Savoie, Savoie, Lyonnais, Ardèche "vent très froid qui vient, selon les témoins, soit du Nord-Est, soit du Nord-Ouest" (ALLy 767*).
17. […] la « bise noire » […] souffle par temps couvert et pourrait amener de la neige […]. (GarneretLantenne 1959, § 591.)
18. Mais le trajet est long de Besançon à Mondon, d’autant qu’une violente bise noire leur coupe le souffle et ils ont très froid. (R. Bichet, Contes de Mondon et d’autres villages comtois, 1975, 50.)
19. La bise, qui souffle du nord en hiver lorsque de très hautes pressions s’établissent sur le continent, ou la bise noire venant du nord-est au printemps, sont génératrices de beau temps froid. (G. Collomb, dans Chr. Abry et al., Les Sources régionales de la Savoie, 1979, 41, 45 [entre les deux pages, des figures].)
20. Les peupliers sombres mâchuraient* le ciel gris du gribouillis de leurs branches ; la bise noire hurlait au coin des rues […]. (Th. Bresson, L’Enfant des bords du Rhône, 1990, 121.)
21. Pendant trois jours, on a eu une bonne bise avec un ciel tout dégagé ; aujourd’hui, c’est la bise noire qui va sûrement nous amener de la neige. (DromardDoubs 1991, 33.)
22. […] l’automne venait, avec ses couleurs fauves, ses ciels de traîne, sa bise noire et ses soirs moribonds […]. (J.-J. Salgon, 07 et autres récits, 1993, 28.)
□ Avec ou dans un commentaire métalinguistique incident.
23. Les vents dominants sont ceux du Sud-Ouest, qui l’été, amènent des pluies d’orage, l’hiver la pluie et le dégel ; celui du Nord-Est, la bise, sec et froid, qui donne un ciel clair, qui parfois pourtant amène des brumes ou de la bruine (bise noire) ; puis, mais déjà moins fréquents, ceux de l’Ouest et du Nord-Ouest – la « traverse »*, ainsi que l’on dit dans le Haut-Jura –, qui, l’été, donnent de la pluie, l’hiver de la neige. (M.A.A.I.F., Guide touristique. Jura, 1958, 9 [sic ponctuation].)
24. Faute de vents réguliers et soutenus [sur le lac d’Annecy], et en dépit de la fameuse « bise noire » (un vent de secteur nord lié à une dépression sur le nord de l’Italie), les catamarans et les planches ont une activité limitée. (Le Monde, 17 août 2000, 19.)
noire bise Ardennes, Lorraine.
25. L’étable et la grange flanquent la cuisine et la chambre contiguë qu’elles protègent des « noires bises », des brumes et des longues neiges. (J. Rogissart, Passantes d’octobre, 1958, 51.)
remarques. En Isère, à Vienne, « on parle aussi de la bisebourrue”, lorsque le vent du nord est accompagné de nuages » (ArmanetVienne 1984) et, à Romans, de la bise brune ("vent du Nord fort et froid, qui amène de gros nuages bas" TuaillonRézRégion 1983), tandis qu’à La Mure, « on distingue la bise bleue, venant franchement du nord, qui amène le beau temps, de la bise brune, également appelée parfois bise pisseuse, vent de nord-ouest chargé de pluie » (DucMure 1990). Dans le Champsaur, on distingue la bise blonde, très froide ; la bise brune, plus chaude, avec des nuages noirs et qui fait fondre la neige ; la bise pisseuse, du nord-ouest et qui accompagne le crachin (d’après GermiChampsaur 1996).
2. Dans la même aire, spor., surtout dans des loc. "l’un des quatre point cardinaux correspondant à la direction du pôle nord". Stand. nord.
26. C’était à propos de la toiture. À l’ombre humide du cerisier, sur la pente, du côté bise [en note : du côté du nord] qui ne voyait jamais le soleil, le chaume pourrissait. (M. Chaulanges, Le Roussel, 1972, 144-145.)
Jura tomber de bise loc. verb. [En parlant d’une précipitation atmosphérique] "tomber en venant du Nord".
27. La neige avait dû tomber de bise toute la nuit car le grillage de la réserve était une épaisse dentelle blanche. C’était sans doute l’aube qui avait tué [= fait tomber] le vent et la neige du même coup. (B. Clavel, Le Voyage du père, 1972 [1965], 8.)
Bourgogne (sud), Doubs, Ain en bise loc. adj. ou adv. "du côté du Nord, exposé au Nord". Petite chambre à feu en bise (L.-A. Gauthier, Les Fidarchaux de Cabrefontaine, 1978, 47). C’est moi qui ai fait les plans de notre maison. Si c’était à refaire, je ne mettrais plus la cuisine en bise… On y est toujours gelé (DromardDoubs 1991-1997). Il faut planter les hortensias en bise (TavBourg 1991). Les pièces [d’une maison, d’un appartement] en bise sont toujours les plus froides (FréchetMartAin 1998).
Puy-de-Dôme à l’aspect* de bise ; tourné à la bise.
28. Pendant ce temps, les femmes disposaient cette pièce tournée à la bise (la plus froide de la maison, appelée « le charnier », où l’on gardait le cochon dans le sel, les saucissons, les jambons et le lard suspendus), éclairée par une étroite fenêtre grillagée, toujours ouverte, par où entrait un courant d’air rafraîchissant. (J. Anglade, La Soupe à la fourchette, 1996 [1994], 97.)
Nord, Loire, Isère vent de bise loc. nom. m. "vent froid, qui souffle du Nord-Est".
29. Le linge est plus joli séché au vent de bise. (Témoignage recueilli dans BouillerRoanne 1986, 109.)
30. […] le haut taillis qui restait devant nous formait un abri supplémentaire contre le vent de bise. (P. Chaussebourg, Sur mes chemins d’écoles, 1992, 31.)
V. encore s.v. bucler, ex. 2.
— Dictons (indiquant l’abondance de la neige ou de la pluie).
quand il neige de bise, il neige à sa guise.
31. Tout d’abord, ils ne prêtèrent pas attention aux premiers flocons, puis, comme ils commençaient à leur piquer le cou et les oreilles, ils se tournèrent vers le nord.
– Cette fois, dit la patronne, je crois que ça y est.
– Oui, fit le père Clopineau. Et vous savez ce qu’on dit : « Quand il neige de bise, il neige à sa guise. » (B. Clavel, L’Espagnol, 1968 [1959], 285.)
(quand) il pleut de la bise, il pleut à sa guise (GarneretLantenne 1959, § 591).
32. […] on épiloguait sur les anomalies de la météo : « il pleut de la bise, il pleut à sa guise » […]. (A. Nicoulin, Le Dessus du Mont, 1979, 210.)
remarques. Variante du second dicton, non localisée : Quand il fait de la bise, il en pleut à sa guise (J.-Ph. Chassagny, Dictionnaire de météorologie populaire, Paris, 1989, 61).

◆◆ commentaire. À en croire les dictionnaires généraux contemporains, qui le donnent sans aucune marque d’usage (et uniquement au sens 1), bise serait un terme du français standard ; de son côté, l’ALF 133 ‘bise’ le montre très largement majoritaire dans les parlers de France, sauf dans quelques aires du quart nord-ouest, en Provence (Alpes-de-Haute-Provence, Var) et dans le Languedoc oriental (Gard, Hérault). Mais si la plupart des Français connaissent le mot, il est pourtant absent de l’usage réel de beaucoup d’entre eux, qui l’ont entendu pour la première et la dernière fois grâce à la fable de La Fontaine La Cigale et la fourmi (« Quand la bise fut venue », où on lui donne d’ailleurs habituellement le sens de "temps froid, hiver"). L’examen de la documentation disponible invite en fait à voir dans bise un terme aujourd’hui marqué soit littérairement (ainsi chez Gide, De Gaulle, Genevoix, H. Bazin, J. Gracq, G. Brassens, tous dans Frantext) soit diatopiquement. L’examen des atlas linguistiques (cartes ‘le vent du Nord’ ou ‘la bise’) permet de pondérer les données de l’ALF : si le type est exclusif ou largement dominant dans certaines régions (ainsi ALJA 41, ALLy 767, ALCB 11, ALFC 3*, ALP 42 : Drôme et Htes-AlpesO.), il est en concurrence parfois sévère avec d’autres types (ainsi ALIFO 440, ALCe 21, ALLR 13, ALMC 19, ALAL 31, ALG 824, ALP 42 : Vaucluse), ou même totalement absent (ainsi ALBRAM 557 et ALP 42 : Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône) et bise ne semble bien appartenir à l’usage français courant que dans les régions qui emploient ou ont employé le même type en dialecte. Si la lexicographie générale contemporaine cerne mal la réalité de bise, les relevés régionaux ont été par contre assez attentifs à l’enregistrer et permettent, en complément des sources écrites, de dessiner l’aire de son usage actuel, qui forme un triangle dont les pointes seraient la Vienne, le Territoire-de-Belfort et les Hautes-Alpes (avec prolongement en Suisse romande), à quoi s’ajoutent les Ardennesa et la Lorraine ; le mot n’a pas été relevé pour Lyon dans les glossaires, probablement parce qu’on l’a considéré comme appartenant au fr. standard (cf. le titre de la carte 767 de l’ALLy ‘la bise’). I. Attesté dep. ca 1130 (Pèlerinage de Charlemagne, v. TLF) ; bise noire dep. 1824 « La 4ième semaine d’août très froide par une bize noire » Edme Huchon, « Un livre de raison d’un cultivateur de la région de Vitteaux [= Dampierre-en-Montagne] au début du xixe siècle », DialBourg 3, 1972, 161 ; l’éditeur a mis bize en italique). II. Attesté dep. l’afr. : 13e s. (FEW) ; 1538 « certaine terre […] de midi, […] certaine terre […] de bize » DrouotDocLivradois 21 (1993), n° 17 ; 1688 du costé de bize (Anse et Lucenay, Gonon MélGossen 1, 287 et 289) ; « c’est ainsi que s’expriment toujours les paysans » Gonon MélGossen 1, 294 ; « c’est la forme constante dans les actes lyonnais et foréziens du xiie au xixe » Gonon MélGossen 1, 294, n. 67) ; ConstDésSav 1902 « Dans nos anciens actes, bise et vent remplacent fréquemment les mots nord et sud ». Passé en occitan où il est attesté dep. 1545, v. DAOSuppl 71), ce sens s’est conservé sporadiquement jusqu’à l’époque moderne ; relevé aussi au 19e siècle dans le Jura et à Bordeaux (FEW), et au début du 20e dans les Mauges et à Mâcon (FEW ; encore ALG 228 carte ‘nord’, qui relève ce type essentiellement dans les Landes et le Gers), il est aujourd’hui en usage en français dans la même aire que I, mais dans des emplois figés. Par ailleurs, vent de bise est attesté dep. 1341 (G. de Machaut, base MF) et le proverbe suivant dep. 1734 en Suisse romande : « Le proverbe est juste lequel dit : Quand il pleut de bize qu’il en vient jusqu’à la chemise » (dans Pierreh ; v. aussi ALLy 767*) ; de bize "au nord" 1834, Puy-de-Dôme (Bïza Neirà 39, 18).
a Le mot reste vivace en Wallonie (qui emploie le même type en dialecte, v. ALW 3), surtout en milieu rural (comm. de M. Francard).
◇◇ bibliographie. LengertAmiel bise noire (1852) ; MonnierDoubs 1857 bise et bise noire ; 1874 « Le vent du nord, appelé [en Savoie] bise, et le vent d’est, désigné sous le nom de matinière, assurent le beau temps », Primes d’honneur, 627 ; PuitspeluLyon 1894 « Quand il pleut de bise, Il pleut jusqu’à la chemise » ; FertiaultVerdChal 1896 ; ConstDésSav 1902 bise et bise noire ; Mâcon 1903-1926 "nord" ; BlochLex 1915 à la nomenclature française et dans la métalangue « Variétés de bises » ; CollinetPontarlier bise (s.v. vent) et 1925 bise noire ; Mâcon 1926 bise noire et Quand i pleut d’ bise, ça mouille jusqu’à la chemise ; BoillotGrCombe 1929 ; PrajouxRoanne 1934 ; ParizotJarez [1930-1940] s.v. sibère, dans la métalangue ; DuraffVaux 1941 bise et bise noire (dans la métalangue) ; DornatLyotGaga 1953 s.v. burle, dans la métalangue ; GarneretLantenne 1959 ; M. Alleyne, « Les noms des vents en gallo-roman », dans RLiR 25 (1961), 391-405 ; DuprazSaxel 1975, 33 bise noire "une bise* très froide" ; GrandjeanFougerolles 1979 bise "vent d’Est" définissant s.v. bîj ; GagnonBourbonn 1981 s.v. bisio, dans la métalangue ; TuaillonVourey 1983 « constant » ; GermiLucciGap 1985 s.v. sisampe ; LagardeCérilly [après 1983] s.v. bisiau, dans la métalangue ; ArmanetVienne 1984 ; GononPoncins 1984 « usuel, tous » ; ArnouxUpie 1984 s.v. vent ; MeunierForez 1984 s.v. burle, dans la métalangue ; DuraffHJura 1986 bise noire « très usuel » et bise ; DucMure 1990 (atteste explicitement le sens "nord, point cardinal") ; CartonPouletNord 1991 vent de bise ; DromardDoubs 1991 et 1997 ; TavBourg 1991 (atteste explicitement le sens "nord, point cardinal") ; FaraçaVans 1992, 426 bise noire "vent violent qui porte des nuages noirs venant du Nord-Ouest" (dans la métalangue pour gloser aura negra) et bise tout court à l’index français, loc. cit. ; DuchetSFrComt 1993 ; LaloyIsère 1995 dans la métalangue s.v. aripes, bute et vent ; RobezMorez 1995 ; FréchetDrôme 1997 bise folle « globalement connu » ; FréchetMartAin 1998 ; ChambonÉtudes 1999, 177, 242 ; GPSR 2, 405 ; FEW 15/1, 117a-b, *bîsjô.
△△ enquêtes. EnqDRF 1994-96 : Ø.